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Initiation à la reliure : j’adore !

  • Papier

Des coups de cœur créatifs, j’en ai régulièrement. Difficile de dire le contraire sur ce blog. Mais cette fois, avec la reliure, ce n’est pas un simple coup de coeur, c’est un coup de foudre total ! Je vous raconte pourquoi…

Des premiers pas hésitants

La reliure m’intrigue depuis fort longtemps. J’avais bien tenté, en juin 2020, la reliure japonaise, fortement influencée par Niya de Une corde à mon arc.

Reliure japonaise

Mais le format de ce carnet n’avait pas vraiment retenu mon attention. Il faut dire qu’il n’est pas forcément facile à manipuler. Et puis, ce qui me faisait surtout de l’œil, c’était la reliure plus traditionnelle, où les coutures sont moins visibles.

Ensuite, en mars dernier, j’ai fait un petit carnet, grâce à une vidéo de Niya. Pour sûr, les coutures ne sont pas visibles, vu qu’il n’y en a pas !

Carnet sans couture

Après ça, j’ai acheté un cours de reliure sur Domestika. J’ai opté pour celui de Susana Dominguez Martin, la reliure sans couture, mais, en tout sincérité, je ne m’y suis pas encore penchée. Non par manque d’intérêt, mais plutôt de temps ! Nul doute que je rattraperai le coup/cour très vite désormais…

Le déclic

Hormis une tentative avortée de carnets avec mes motifs en mai, faute d’avoir un massicot adapté pour les finitions, je n’avais rien retenté depuis cet été. Et puis, récemment, je suis tombée sur un compte Instagram génial, celui de Doreen, alias Dreiviertel_art. Avec ses vidéos de démonstration, elle rend la reliure accessible. Entendons-nous bien : la reliure est une technique qui demande du savoir-faire, de la précision, de la dextérité, de la patience, bref, tout ce qui n’est pas à la portée de tous quand elle est faite dans les règles de l’art. C’est d’ailleurs sans doute ce qui la rend aussi impressionnante de l’extérieur : on n’ose pas trop s’y frotter sans connaissances préalables.

Mais quand on n’a pas la prétention de faire de la restauration ou des chefs d’œuvre, qu’on veut juste pratiquer pour le plaisir de faire (ça s’appelle l’autotélisme, et ça me parle beaucoup !), c’est aussi possible. En tous cas, Doreen m’a convaincue qu’on pouvait aborder les choses de manière plus spontanée. Alors, j’ai beaucoup regardé ses vidéos, puis j’ai décidé de me lancer…

Mes premiers carnets

J’ai débuté avec ce que j’avais sous la main. Et ça tombe bien, parce que du papier, j’en ai des tas à la maison. J’ai donc fait plusieurs modèles, tous avec un cahier (ensemble de feuilles) cousu à la main au dos de la couverture.

Carnets reliés à la main

Les quelques imperfections de ces premiers essais n’ont pas empêché l’exercice d’être aussi formateur que gratifiant. Il faut dire que j’adore les carnets, les collectionnant presque, sans oser écrire dessus (intérêt ? aucun, mais qui ne fait pas la même chose ?). L’avantage à fabriquer soi-même ses carnets, c’est que la culpabilité de les « gâcher » disparait aussitôt. Après tout, désormais, rien ne m’empêche d’en faire une copie !

Essayer, encore et encore

Pour augmenter la difficulté, j’ai décidé de relier plus de cahiers. Pour celui-ci, tout d’or orné, j’en ai mis trois.

Carnet relié avec du doré

Les points faibles, ils sont faciles à repérer : faire des trous dans le dos, c’est assez délicat, et le manque de précision se paie cash (pourtant, j’essaie de faire ça bien !). En revanche, pour habiller le carton de couverture de papier, je commence à bien gérer. Et puis, c’est tellement agréable comme rendu, surtout avec un papier comme celui-ci, incrusté de doré !

Ensuite, j’ai testé une reliure plus complexe, à 4 cahiers. J’ai travaillé différemment ma couverture, en associant deux papiers différents. Et à l’intérieur, je me suis fait plaisir avec du papier que j’avais fabriqué moi-même. Alors, ça, c’est juste la cerise sur le gâteau de la reliure : trouver une utilité à mes papiers faits main, c’est trop bien ! Maintenant, j’ai le plaisir de fabriquer du papier et de l’utiliser pour fabriquer des carnets tout aussi plaisamment. Niveau autotélisme, on fait difficilement mieux !

La reliure copte, un passage obligé

Pour aller plus loin dans mon apprentissage, tout autodidacte soit-il, il me fallait me frotter à la reliure copte. Cette méthode permet de coudre ensemble des cahiers, et d’y adjoindre une couverture rigide.

J’ai commencé par suivre une vidéo sur Youtube, de Cindy Barillet, pour faire un sketchbook. La mise en pratique n’a pas été trop laborieuse, puisque mon fils a testé avec moi. La seule différence étant qu’il a déclaré forfait sur blessure à la moitié, après avoir été sauvagement agressé par son aiguille. Aïe. J’ai donc fini à sa place (celui avec les têtes de chat).

Reliure copte

Il y a vraiment un coup de main à prendre pour bien coudre les cahiers ensemble. J’ai essayé de m’entraîner avec d’autres versions.

J’ai également tenté une version de carnet avec des feuilles imprimées. Résultat ? Peut mieux faire ! Mais ça reste encourageant, pour peu que je trouve comment bien paramétrer mes impressions.

Dernier essai en date. On y voit bien l’avantage indéniable de la reliure copte : le carnet s’ouvre super bien !

Carnet avec une reliure copte

Carnet avec une reliure copte

Et après ?

Prochaine étape : relier des carnets avec les cahiers cousus entre eux, et fixés à la couverture de manière invisible. Comme un beau livre, quoi ! J’avoue, j’ai vraiment hâte de m’y mettre. J’attends juste de recevoir un petit outil qui devrait bien m’aider… Mais ça, le matériel, c’est une autre histoire, dont je vous parlerai dans un futur article ! En attendant, je ne me lasse pas de regarder des vidéos autour du « bookbinding », c’est tellement inspirant…

Reliure

Pour résumer, ce qui me plaît, dans la reliure, c’est que la créativité est au service de la technique, et vice versa. Même si ma démarche n’est pas académique, la gestuelle s’adopte sans trop de mal et les résultats sont satisfaisants. Que dis-je ? Carrément gratifiants ! En travaillant avec méthodologie, et en s’amusant avec les papiers et les formats, on obtient quelque chose dont on peut être fier. En tous cas, moi, je suis fière de mes petits carnets ! Et j’ai bien l’intention de persévérer pour, pourquoi pas, proposer prochainement une première collection de carnets faits main avec mes motifs…

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