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Institut de Design d’Intérieur : mes lectures, modules 9 à 12

Il est temps de clôturer ma trilogie dédiée aux conseils et lectures pour la formation de l’Institut de Design d’Intérieur. Cette dernière partie est très importante car elle met vraiment un pied à l’étrier pour démarrer une activité pro de décorateur d’intérieur. On va parler entre autres de moodboards, de cahier des charges, de devis et de projection conique à un point de fuite. Un sacré programme !

Institut de Design d’Intérieur : mes lectures, module par module

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Module 9 : Mobilier, art et accessoires

Une fois les questions d’aménagement et de finitions traitées, place au mobilier et accessoires déco ! C’est sans doute l’un des chapitre les plus plaisants. Et le devoir à rendre est dans le même esprit. Il est demandé de réaliser un moodboard. Mais qu’est-ce que c’est ? Traduisible littéralement par tableau d’ambiance, c’est une planche de tendances et d’inspiration. Elle permet de compiler et présenter ses idées à un client. Plus ou moins graphiques selon les compétences et outils de chacun, les moodboards peuvent être réalisés sur divers outils.

Il y a d’abord les logiciels de retouche d’images. On peut parler de Photoshop, mais qui ne me semble pas du tout adapté à des débutants. Et même si je l’utilise depuis une quinzaine d’années, pour agencer des photos dans un moodboard, je préfère d’autres outils ! Si vraiment vous voulez utiliser un logiciel gratuit, et relativement plus simple, vous avez Gimp ou encore Paint.net. Mais là encore, je ne vous le recommande pas, il y a plus pratique.

L’Institut de Design d’Intérieur parle de DesignFiles, que j’ai testé et clairement validé ! Je continue d’ailleurs à l’utiliser. C’est gratuit pour un seul projet, ce qui peut sembler contraignant. Mais dans cet unique projet gratuit, on peut faire un nombre illimité de moodboards. Si on fait abstraction de ce détail, c’est vraiment une bonne solution.

En effet, grâce à un système d’enregistrement intégré au navigateur internet (via un lien à ajouter à ses favoris), on peut épingler des produits directement depuis les sites internet. Ainsi, si je repère un canapé sur le site d’Ikea qui irait bien dans mon projet, je l’ajoute à DesignFiles en cliquant sur mon lien, j’enregistre les infos (pratique pour retrouver les sources quand on commence à avoir une grosse base de produits).

Canapé Ikea Capture

Ensuite, pour la mise en forme du moodboard, on fait glisser ses produits sur une page blanche. Tout simplement ! On peut supprimer les fonds, inverser les images et même les tordre pour donner une impression de perspective. Je trouve ça vraiment bien fichu !

Capture d'écran DesignFiles

On peut ensuite ajouter du texte et autres pour finaliser son moodboard déco. Je dois avouer que pour cette étape, je suis passée… sous Photoshop ! Vous me direz, c’était bien la peine de ne pas le recommander avant… Pour ma défense, c’était tout simplement pour pouvoir ajouter mon nom, mes textes avec des polices que j’ai l’habitude d’utiliser, mais aussi de mettre des flèches.

Module 9 : moodboard déco

Si vous n’avez pas envie d’utiliser DesignFiles, ne serait-ce que parce que c’est en anglais, je vous recommande vivement Canva. Canva, c’est un must have. Il s’agit d’un outil de création en ligne très puissant dans le sens où il propose une multitude de possibilités ! Et c’est en français et à moins de vouloir utiliser certaines ressources payantes (textes, images, formes, etc), c’est gratuit. On peut tout faire avec. Des créas pour Instagram (story ou post), des photos de couverture Facebook, des flyers, des cartes de visites, des cartes d’invitation, et bien sûr… des moodboards ! Il suffit d’uploader ses images et de les insérer dans un modèle vide (ou non). Comme DesignFiles, ça ne demande aucune expertise en retouche d’image, juste un sens de l’esthétique !

Capture d'écran Canva

Et pour finir sur ce sujet, je vous invite à découvrir le travail de Clémence, du blog C by Clémence. Elle a réalisé de superbes moodboards pour le dernier salon Création et Savoir Faire Printemps. J’ai pu les admirer en vrai, et c’est vraiment très inspirant ! Et bien sûr, sur Pinterest, vous avez également plein d’exemples. Attention juste à ne pas trop vous focaliser sur la forme, au détriment du fond… Le plus important, cela reste vos idées et propositions pour votre client 😉

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Module 10 : Relation clientèle

Les moodboards, c’est assez récréatif à faire, c’est visuel, c’est sympa. On rigole beaucoup moins sur le module suivant, Ô combien important ! Parce que si l’aspect créatif du métier de designer d’intérieur, c’est chouette, il ne faut pas oublier le reste… Et notamment, tout ce qui est plus administratif. C’est pourquoi ce module s’intéresse aux clients et à la manière de leur communiquer les éléments importants. Quelles observations faire lors d’un premier rendez-vous ? Quelles questions poser ? Comment lancer officiellement un projet avec un client ? Cahier des charges, devis, compte-rendu, coûts… Si ce module ne fait qu’une quarantaine de pages, elles sont fondamentales pour poser les bases d’une activité future. Ne serait-ce que pour répondre à la fatidique question : c’est quoi, mes honoraires ? Je les calcule comment ?

C’est le moment de parler d’un des ouvrages que je recommande le plus « Démarrer son activité déco » (éditions Eyrolles). Oui, avec un titre pareil, on est vraiment dans le vif du sujet ! L’auteure, Karine Mazeau, parle de tout ce qui fâche, et ça rassure ! Remettons sur le tapis la question des honoraires. Grâce à ses calculs, c’est un jeu d’enfant de définir combien on peut demander à un client, selon les cas de figures. Pareil pour les devis, il y a de nombreux exemples, c’est précis et détaillé. Et il y a plein d’autres conseils, comme le choix d’une assurance pro ou le suivi de chantiers. C’est une boîte à outils claire et pratique. Indispensable !

Démarrer son activité déco

Module 11 : Communication visuelle

On me demande souvent si on apprend à dessiner dans la formation de l’Institut de Design d’Intérieur. Je réponds systématiquement que non, car je considère qu’on n’apprend que par la pratique ! En revanche, dans ce module, on va découvrir comment faire une perspective conique à un point de fuite. C’est l’une des manières de faire du dessin déco, et ça demande de la rigueur. Et beaucoup de pratique…

Petite parenthèse, et on n’en parle plus. Le devoir à rendre demande de dessiner une projectif conique à un  point de fuite. Ceux qui préfèrent travailler sur ordinateur peuvent faire leur devoir avec Sketchup par exemple. A mon humble avis, c’est vraiment dommage de ne pas faire l’exercice du dessin à la main. Ce n’est pas facile, mais c’est très formateur. Hop, parenthèse fermée.

Et j’ai deux livres à vous recommander sur le sujet, dont un tout particulièrement ! Il s’agit de Dessinez vos projets de décoration, d’Aurélie Mongiatti, aux éditions Dessain et Tolra. Déjà, l’ouvrage est superbe car Aurélie Mongiatti a un talent fou. On peut découvrir son travail sur son compte Instagram, AM Esquisses. J’ai beaucoup progressé cet été avec ses conseils, notamment pour utiliser mes feutres Promarker correctement.

Dessinez vos projets de décoration, d’Aurélie Mongiatti

Pour vous donner envie, voici une petite vidéo, où on la voit réaliser un croquis déco :

Autre livre très intéressant sur le dessin, c’est Dessin en décoration intérieur, de Karine Mazeau, aux éditions Eyrolles. Il s’agit de la même auteure évoquée plus haut, on peut donc lui faire confiance ! Il est plus théorique que celui d’Aurélie Mongiatti, ainsi les deux se complètent bien. En tous cas, je n’avais pas encore celui d’Aurélie Mongiatti pour faire le devoir, et celui de Karine Mazeau m’a été d’une précieuse aide. Autant l’avouer, je me suis pas mal arrachée les cheveux au départ sur ces histoires de perspective…

Dessin en décoration intérieur, de Karine Mazeau, éditions Eyrolles

Plus haut, j’ai parlé de pratique, j’insiste dessus. Je n’étais pas satisfaite du résultat colorié de mon croquis pour le module, j’ai donc rendu une version en noir et blanc, non coloriée, qui était plus « présentable ». Ce n’était pas pénalisant d’après les consignes, mais j’ai vraiment regretté de ne pas l’avoir envoyé en couleurs.

Institut de Design d’Intérieur : mes lectures, module par module

Il m’aura fallu continuer à plancher sur le sujet pour comprendre que mes problèmes de colorisation étaient liés au papier. Avec des Promarker, il faut utiliser du papier adapté (et pas du papier blanc basique pour imprimante…). Le papier spécial marqueur, comme le Layout (j’ai testé le Canson XL, qui est bien), n’absorbe pas de la même manière l’encre des feutres à alcool. La mise en couleurs n’a donc rien à voir ! Et pour s’entraîner, je partage mon petit bon plan : j’ai acheté chez Cultura un petit bloc de papier Bristol, format 100 x 150mm. C’est bien moins cher que du papier Layout, et pour faire des exercices, ça suffit !

Croquis Déco - Nelly Glassmann

Module 12 : Créer son agence de design d’intérieur

Voici le moment tant attendu, celui où la formation s’achève ! Et ce n’est pas tant une fin, que le début d’une nouvelle aventure ! Le dernier module est le clou du spectacle, la capacité à se présenter et à se vendre. Si je n’ai pas de lecture à vous recommander, je me contenterai d’une petite remarque : j’ai mis du temps à comprendre que la lettre de présentation demandée était en fait… une lettre de motivation ! Abordée sous cet angle, c’est plus facile à rédiger…

C’est tout pour moi ! Bonne formation et n’hésitez pas à poser vos questions en commentaires 🙂

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